Actualités

Prochaine réunion du bureau :

6 novembre chez Annie Pansart

*******

8  décembre :

goûter-rencontre

****

  Venez liker notre page Facebook pour être plus près de vous.

******

Les contributions de nos membres

Retrouvez la revue de presse en bas de page

L'ode à la jeunesse
 
Nous ne les aidons pas toujours à trouver leur voie ni les moyens qui leur permettraient de ne pas finir dans l'exclusion. Souvent, nous ne sommes pas capables de les faire rêver et nous ne sommes pas capables de les enthousiasmer (...).
 
Un jeune a quelque chose d'un prophète et il faut qu'il en prenne conscience(...). Ils ont la capacité à scruter l'avenir et à voir plus loin (…).
 
Une voie possible est à mon avis le dialogue, le dialogue des jeunes avec les anciens : une interaction entre les jeunes et les vieux, y compris en passant temporairement par-dessus les adultes – la génération intermédiaire...
Mais cette société exclut les uns et les autres, elle exclut les jeunes au même titre qu'elle exclut les vieux. Pourtant, le salut des vieux est de donner aux jeunes la mémoire, c'est ce qui fait des vieux les véritables rêveurs de l'avenir ; tandis que le salut des jeunes est de prendre ces enseignements, ces songes, et de les porter en avant dans la prophétie...Les vieux rêveurs et les jeunes prophètes sont la voie du salut pour notre société déracinée : deux générations d'exclus peuvent tous nous sauver.
 
Retrouvez la toitalité de l'article de La Croix : cliquez ici

Une jeune "visiteuse" livre son sentiment

 

     Répondre à la question de l’intergénérationnel ou comment lutter contre l’isolement des personnes âgées par l’implication des jeunes, voilà un beau dessein que m’offrait l’association SIG 64 – Mona Lisa en y devenant bénévole.

 

     Je suis une « visiteuse », autrement dit je me rends une fois par semaine chez deux personnes âgées, deux dames au caractère bien trempé habitant Biarritz pour l’une, Anglet pour l’autre. Le principe est beau, il est simple et accessible à tous les jeunes désireux de s’investir dans un projet humain et solidaire.

 

     Ballade sur le littoral, café entre deux discussions politiques et sociétales, elles m’expliquent aussi leur « expérience de vie », s’inquiètent pour mon avenir et me conseillent. Il est vrai que la différence de générations entraîne parfois des désaccords sur certains points et c’est aussi cela qui fait l’intérêt de ces échanges, un échange de vécu, de vision de la société et du monde. C’est ce qui rend l’expérience vraie, humaine et enrichissante.

 

     Avant d’être une association proposant du bénévolat, SIG 64 – Mona Lisa est avant tout pour moi une mise en relation entre deux personnes, entre une plus âgée et l’autre plus jeune, toutes deux volontaires pour partager avec l’autre et curieuses d’apprendre l’une de l’autre. Je ne me considère plus vraiment comme une bénévole effectuant une mission. En effet la vision que j’ai de cette expérience n’est plus seulement cantonnée au projet de lutter contre l’isolement des personnes âgées mais s’est étendue à l’envie de créer une véritable relation avec mes deux binômes de 80 ans.

 

Lorrie, 23 ans, visiteuse pour SIG 64

 

LA SOLITUDE

(par Jean Chiama - Vice-président SIG 64)

 

Malheur à l’homme seul, car lorsqu’il sera tombé, il n’y aura personne pour le relever. »
(L’Ecclésiaste, Livre 1, chapitre 4)


La solitude n’est pas que le prétexte à un cours de philosophie, c’est une réalité. Elle touche les « anciens » en priorité (27 % d’entre eux), mais pas uniquement. Plus de quatre « anciens » sur dix n’ont plus de relations avec leurs enfants : le lien intergénérationnel s’effrite peu à peu dans le monde moderne. 


Certes, il existe des solitudes recherchées. Pensons à ces moines bouddhistes ou anachorètes se retirant pour la méditation. De même l’artiste, l’écrivain, le chercheur, s’isolent volontairement, mais le mystique comme l’artiste et le chercheur se séparent du monde afin de mieux communier avec son Dieu, son art, sa quête et ne pas être perturbés. Les compétiteurs du Vendée Globe ont consenti à cette solitude, mais elle est passagère.


Il y a naturellement chez l’être humain un besoin de solitude pour se concentrer, se ressourcer, se retrouver…Cela peut donner raison à Vigny d’écrire que « la solitude est sainte. » Il s’en explique : « Je n’ai pas entendu par solitude une séparation et un oubli entier des hommes et de la société, mais une retraite où l’âme se puisse recueillir en elle-même, puisse jouir de ses propres facultés et rassembler ses forces pour produire quelque chose de grand ! »


Mais que dire de la solitude contrainte de ces personnes que nul humain ne vient voir, qui ont tout perdu, les siens, le chien, la santé…N’est-ce pas l’enfer sur terre, le vide, l’absence d’amour ? Elles ne sont plus dans la « vraie vie. »


Les avancées techniques sont le théâtre d’exploits, mais dans le même temps, les exclus prolifèrent. 
De nos jours, plus que jamais sans doute, la solitude peut régner au milieu de la foule, lorsque jeune homme ou jeune fille, coupé de tout, muré dans son « baladeur », aveugle et sourd au monde, attaché à ses écrans ont choisi ces « paradis artificiels ». Ecoutons à ce sujet Michel Tournier dans « Vendredi ou les limbes du Pacifique » : « Je sais maintenant que la terre sur laquelle mes deux pieds appuient auraient besoin pour ne pas vaciller que d’autres que moi la foulent. Contre l’illusion d’optique, le mirage, l’hallucination, le rêve éveillé, le fantasme, le délire, le trouble de l’audition…le rempart le plus sûr, c’est notre frère, notre voisin, notre ami ou notre ennemi, mais quelqu’un, grands dieux, quelqu’un ! »


Puisse SIG 64 rapprocher par la conversation ces deux solitudes pour les atténuer !

 

EMISSION « LA TÊTE AU CARRÉ » 
FRANCE-INTER LE 30 JANVIER 2017 À 14H 
lundi 30 janvier 2017 par Mathieu Vidard
Les relations intergénérationnelles

 

 

© Getty / PhotoAlto/Laurence Mouton

 

« La guerre des générations aura-t-elle lieu ? » 
Serge Guérin et Pierre-Henri Tavoillot chez Calman Lévy

 
       Un livre qui montre que les générations ne sont pas opposées et que les coopérations existent et qui propose par ailleurs des pistes concrètes pour faire vivre l'intergénérationnel.

     Quelle joie d'écouter cette présentation ! L'association SIG64 se bat pour mettre en place de nouvelles formes de liens entre les jeunes et les personnes âgées, isolées.
    Pour construire un pays, on a besoin de construire ensemble notre société.
L'explosion inter-génération n'a pas eu lieu. Pourquoi ?
Pourquoi cela fonctionne-t-il encore ? Parce qu'il existe toujours une solidarité et une transmission importante.
Il existe un formidable investissement des français.
Les liens inter-générations s'illustrent de nombreuses façons, de l'activité physique à des activités intellectuelles, par une connivence, une expérience qui nous incite à apprendre les uns des autres.
Il faut insister sur la réciprocité dans l'inter-génération, chacun apportant à l'autre. Il faut « tricoter » le lien social et non vouloir juxtaposer les deux générations.

 

     On constate une connivence et des réactions communes aux deux générations : 

  • chacun est déprimé pour les autres
  • chacun est optimiste pour soi 

Il règne un optimisme de l'action partagée dans toutes les générations d'où l'importance de toutes les initiatives mises en place.

 

     Nous devons conserver cette transmission entre jeunes et anciens d'autant plus que la génération Y dont il est question dans ce livre dure de 15 à 30 ans. Combien de jeunes n'ont pas encore trouvé leur voie dans ces années là ?

 

Il y avait une certaine indifférence intergénérationnelle en 2003 au moment de la canicule qui s'est transformée en un nombre d'initiatives incalculables.
Ce lien reste cependant très fragile, il doit être cultivé. Il doit toujours exister une hantise de la ségrégation.
Heureusement l'âge apporte une certaine capacité à l'empathie et surtout nous avons eu des hommes comme Mandela qui malgré leur âge ont été une référence et un exemple de sagesse pour les jeunes.

 

Comment faire avancer les choses aujourd'hui ?
Créer un ministère de l'inter-génération, plutôt que d'avoir un ministère pour chacun.
Nous devons toujours susciter des actions et être attentifs à ce qui ne marche pas.
Avoir une volonté constante de faire vivre ensemble jeunes et vieux, sachant que celui qui est jeune aujourd'hui travaille sur son avenir puisque lui aussi deviendra vieux.

 

     Ai-je réussi à faire passer ce que je ressens profondément en moi et que j'aimerais tellement faire passer chez tous nos concitoyens ? Je le souhaite.

Marie-José Grandjacques 30 janvier 2017 Présidente de SIG64

 

Ecouter le podcast de l'émission (cliquez sur ce lien)

« Il n’existe qu’un luxe véritable, c’est celui des relations humaines »

(Antoine de Saint-Exupéry)

 

Jeunes et Ainés, l’association « Solidarité inter-générations des Pyrénées-Atlantiques » et sa présidente Marie-Jo Grandjacques proposent de les faire rencontrer, s’ils approuvent cette noble idée, à intervalle régulier.

 

Ils représentent deux moments différents de la vie, les premiers marchant vers le croît, les seconds vers le décroît.

 

Je me représente la jeunesse comme un mélange désordonné de sagesse et de folie. La part de sagesse grandit avec l’âge, mais les personnes âgées sont de moins en moins résignées à abandonner les « embardées du quotidien. » Ces derniers ont une existence riche d’aventures, d’échecs, de pleurs, de joies, de souffrances et attendent de transmettre et partager. La jeunesse montre encore qu’elle sait mobiliser son énergie et a soif de bonheur et d’amour. Jeunes et ainés  ont en commun cette gourmandise d’humanité.

 

« Si la vie n’est qu’un passage, écrit Montaigne, sur ce passage au moins semons des fleurs. » Je reste persuadé qu’à chaque âge, l’émerveillement est nécessaire. « La vie n’a pas d’âge, la vraie jeunesse ne s’use pas », Jacques Prévert a bien raison : des rides, un parcours chaotique tout au long d’une vie ne doivent pas masquer la richesse d’une vie qui s’enfuit. Savoir donner et recevoir, c’est cela la générosité.

 

La jeunesse du XXIe siècle a plus que jamais besoin à la fois de tendresse, d’élan, d’exemple. Elle peut apprendre des « anciens » que le but de l’existence n’est pas seulement la consommation à l’excès, la recherche éperdue  de la pléonexie, c’est -à dire vouloir toujours plus que ce qui nous revient, mais qu’il convient davantage de suivre ce conseil du philosophe stoïcien Sénèque : « Vivez pour autrui afin de vivre pour vous-même. »

 

Les rencontres sont souvent passionnantes, surtout entre personnes d’âge opposé. Elles permettent d’approcher l’insondable.

 

« Une vie réussie est un rêve d’adolescent réalisé dans l’âge mûr » écrit ce magnifique écrivain poète, Alfred de Vigny. Or le jeune a besoin de rêves, « l’ancien » peut l’aider à rêver. La simple conversation au sens étymologique de « vivre avec »,  sans arrière-pensée, sans objectif défini, informelle et insouciante, rassemble  jeunes et ainés. Par ce partage d’instants de vie, l’un comme l’autre donneront raison à Albert Camus : « Quand je m’occupais d’autrui, je montais d’un degré dans l’amour que je me portais. »

 

Jean Chiama

 

Revue de presse

 

 

Un encart paru dans le Biarritz Magazine d'avril 2018

 

Merci à eux de nous faire connaître et de nous soutenir.

"Elle boit le thé avec une personne âgée isolée"

 

Elise Chavoix

Sud-Ouest Biarritz - 23 février 2017 

Marie-José Grandjacques

 
Dans un article intitulé « les Femmes remarquables » Le Point du 14 juillet (numéro 2288)  met à l’honneur Marie-José Grandjacques, aux côtés de  l’impératrice Eugénie, de Coco Chanel et de la championne de surf Amandine Sanchez qui déclare « il faut se battre avec les armes des filles : le sourire ».
 
Toutes nos félicitations à la Présidente de l'association SIG64, également Présidente d’honneur, fondatrice de l'association Femmes 3000 !

 

 Retrouvez l'article du Point :
Les femmes remarquables de Biarritz
À Biarritz, peu de rues portent le nom de femmes. "Le Point" vous en présente quelques-unes qui se sont illustrées par leur audace.
Par Aïnoha Jean et Brigitte Hernandez - Publié le 16/07/2016 à 12:02 | Le Point - Lire l'article

L’association SIG64 met en relation un binôme de jeunes avec des personnes âgées.

 

Publié le 28/01/2016 . Fabien Jans

Lire la suite de l'article ici

 

Vous voulez rejoindre une équipe dynamique ?

Pour 15 €, adhérer à notre association !

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© SIG64 - Solidarité inter-générations